Énergétique &
Magnétisme

Corps Physique & Corps Psychique

Interactions

Frédéric Lenoir décrit admirablement, dans son livre L’Âme du monde, les interactions et les possibles dysfonctionnements entre les trois dimensions de l’être. Ainsi que, les multiples visages de l’amour et l’art de vivre… Des pistes de réflexion, des clés de sagesse, au-delà de tout dogme et de toute croyance, pour comprendre et transformer sa vie de tous les jours…

[…]   

« Apprends à connaître, à aimer et à prendre soin du premier cheval, celui de ton corps physique. Découvre, par l’expérience, ses capacités et ses limites. Développe et entretiens ses possibilités en faisant de l’exercice. (…) Mais ne cherche pas à dépasser ses limites et ménage-le. Ton corps a besoin de repos. Dors chaque nuit le nombre d’heures nécessaire. Et ces temps de repos évoluent au long de la vie. Ton corps a aussi besoin de se nourrir. La nourriture ne doit pas seulement apporter un plaisir, mais fournir au corps l’énergie nécessaire. L’alimentation doit être variée, équilibrée et adaptée aux besoins de chacun. Ton corps doit aussi respirer. Apprends à maîtriser ton souffle par des exercices lents et conscients d’inspiration et d’expiration. Il est bon d’aimer son corps, de lui donner du plaisir, d’être attentif à lui. N’écoute pas ceux qui méprisent le corps. Ils sont de deux sortes. Il y a ceux qui ont peur du corps et qui le méprisent au nom des vertus de l’âme. Malgré leurs pieux discours, ceux-là n’ont rien de spirituel qui rejettent ce que l’Âme du monde leur a donné. En méprisant et en maltraitant ce don précieux de la vie, c’est la vie qu’ils méprisent. Et leur âme, à laquelle ils vouent un culte, aura bien du mal à s’épanouir dans un corps diminué ou maltraité. Il y a aussi ceux qui maltraitent le corps en le rendant corvéable à merci, en le sollicitant continuellement sans lui laisser assez de repos, en le nourrissant mal ou trop, en ne l’habitant pas assez consciemment ou en ne l’aimant pas. Certaines personnes ne vivent que dans leur tête, en étant coupées de leur corps. D’autres courent et travaillent sans cesse, sans donner à leur corps l’attention et le repos nécessaires. Tous ceux, qui pour une raison ou une autre, maltraitent ainsi leur corps physique, le payent tôt ou tard en épuisement ou maladies diverses et se privent d’un grand bonheur : celui de sentir l’énergie vitale circuler avec fluidité dans leurs jambes, leur bassin, leur ventre, leur torse, leur bras, leur nuque, leur crâne. »

« Apprends à connaître, aimer et prendre soin du second cheval, celui de ton corps psychique. Cette seconde monture est invisible par les yeux du corps physique, mais nous sentons son existence à travers notre sensibilité, nos émotions, nos états d’âme. Elle est intermédiaire entre le corps physique et l’esprit, c’est pourquoi on peut aussi bien la qualifier de « corps » que d’« âme » psychique. Or cette dimension psychologique est constamment présente dans notre vécu : nous sommes sans cesse confrontés à des émotions qui influent sur notre moral, notre bonheur, notre relation aux autres, notre perception de la vie. Il est essentiel d’apprendre à connaître notre psychologie et nos émotions : pourquoi fonctionnons-nous ainsi ? Qu’est-ce qui suscite en moi de la joie ou de la peur, de la colère ou de la tristesse, de l’envie ou du désespoir ? Pourquoi je retombe souvent dans les mêmes travers, les mêmes émotions perturbatrices, les mêmes mécanismes de répétition ? Inversement, qu’est-ce qui me met de bonne humeur, me réjouit, me stimule ? Un travail d’introspection est nécessaire à une bonne connaissance de soi. Il peut se faire seul, mais il sera souvent utile, face à des perturbations émotionnelles fortes, de faire appel à un soutien extérieur. Comme il existe des médecins du corps physique, il existe des médecins de notre corps psychique. Il ne faut pas avoir peur de se faire aider par une tierce personne lorsque nous sentons que nous allons mal, que nos émotions nous submergent et nous empêchent d’avoir l’âme en paix. Or bien des blessures viennent de la petite enfance et nous marquent à vie, suscitant à l’âge adulte des comportements ou des émotions qui entravent notre épanouissement. Plutôt que de vivre enchaînés, il est bon de prendre conscience du problème initial et tenter de le résoudre dans le moment présent, avec la conscience et les ressources, notamment spirituelles, dont nous disposons aujourd’hui. »

« …parlons maintenant du cocher. Celui qui doit diriger le corps physique et le corps psychique, c’est l’esprit, ou l’âme spirituelle. Vous devez aussi, apprendre à connaître, à aimer et à prendre soin de votre esprit. Celui-ci est le don le plus précieux que la vie vous ait offert. C’est par lui que vous vibrez à cette « longueur d’âme » qui relie toute chose et tout être dans l’univers. C’est par lui que vous ressentez la beauté et l’harmonie du monde. C’est par lui que vous pleurez devant un beau paysage ou une œuvre d’art. C’est par lui que vous sentez toute la grandeur de la vie, mais aussi toute la détresse des âmes vides. C’est par lui que vous pouvez donner votre vie pour un inconnu ou ressentir de la compassion pour un étranger. C’est par lui que vous aspirez à une parfaite liberté. C’est lui qui vous met en quête d’un port où exprimer votre vocation. C’est lui qui vous met en quête d’une source qui puisse enfin désaltérer la soif la plus profonde de votre être.

Notre esprit s’incarne en deux lieux et se manifeste par deux voix : l’intelligence et le cœur. L’intelligence nous fait rechercher la connaissance, la vérité et la liberté. Le cœur nous met en quête d’amour. Les deux unis nous font quérir la beauté et la justice. » (…) L’être humain doit reconnaître, nourrir, utiliser et faire grandir les deux organes spirituels qui lui sont propres : le cœur et l’intelligence. »

« Apprenez à connaître, à aimer et à prendre soin de vos deux montures et de votre cocher.  Ainsi votre attelage avancera convenablement sur le chemin de la vie. Mais pour qu’il puisse vous conduire le plus confortablement et le plus loin possible, encore faut-il que vous appreniez à vos montures et à votre cocher à travailler ensemble. C’est le cocher qui mène l’attelage, harmonise l’effort de deux montures, qui sait où aller, donne la direction et la vitesse justes. De même, l’esprit doit maîtriser le corps physique et le corps psychique. Maîtriser ne veut pas dire dominer ou tyranniser. L’esprit doit contrôler le corps et le psychisme en les respectant et apprendre aussi d’eux. Alors que les chevaux n’ont pas la compréhension du chemin à parcourir et ne font que réagir à leurs sensations immédiates, l’esprit imprime à la vie une direction et une signification. A l’écoute de l’intelligence et du cœur, il détermine le meilleur chemin à suivre en fonction du but à atteindre. Il hiérarchise les valeurs et fixe des priorités qui permettent de faire le bon choix à chaque carrefour de la vie. » 

*L’Âme du monde, Frédéric Lenoir, Deuxième partie – Chapitre 2 – extraits, édition de poche. Nil éditions, Paris, 2012 www.pocket.fr

L’amour et ses multiples visages

« L’amour est une énergie puissante, la plus puissante qui soit, qui englobe l’univers. L’amour permet le dépassement de soi, de l’intérêt égoïste des êtres, pour les relier entre eux. L’amour prend mille formes. Mais à travers tous ses visages, l’amour fait toujours entendre la même musique du lien et du don. 

L’amour résonne chez les êtres comme une soif et un appel profonds, mais ceux-ci peuvent rester étouffés par la force de leur ego. L’ego veut prendre et dominer. L’amour lui apprendra qu’il y a plus de bonheur à donner et à servir. L’éducation est nécessaire pour apprendre à dépasser la tyrannie de l’ego et tenir compte de l’autre. Le principe de toute éducation à la vie en société se résume en cette phrase : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse. » Cette Règle d’or, présente dans toutes les cultures du monde, se fonde sur l’égoïsme pour faire comprendre la nécessité de l’altruisme. Les lois et les codes moraux les plus anciens se fondent sur cette Règle d’or. Mais la morale et la loi, aussi nécessaires soient-elles à la vie en société, ne sont pas l’amour. Car l’amour ne se commande pas ! Les hommes respectent la loi morale par sagesse, par raison, par obéissance ou par crainte, mais pas par amour. L’amour se réjouit de la loi qui est nécessaire à la vie commune des hommes, mais il ne l’inspire pas. L’amour demande une adhésion profonde, un élan vers l’autre qui apporte une joie. La morale est la loi de la raison, l’amour est la loi de cœur.

Cet élan du cœur qui nous pousse à aimer et à nous attacher à l’autre prend de nombreux visages. Il y a l’amour de la mère pour son enfant et celui de l’enfant pour sa mère. Il y a celui du père pour son enfant et de l’enfant pour son père. Il y a celui des frères et sœurs qui ont grandi ensemble. Il y a celui des amis, qui se sont choisis librement, et qui s’aiment réciproquement d’un amour d’amitié. Il y a l’amour des amants qui se désirent intensément et s’aiment avec passion. Il y a l’amour des époux qui ont choisi de construire leur vie ensemble. Il y a l’amour du maître pour le disciple et du disciple pour le maître qui lui apprend à vivre et à grandir. Il y a aussi l’amour que nous ressentons pour des animaux qui nous sont proches, l’amour de la terre et du monde. Toutes ces formes d’amour peuvent dilater notre cœur, l’agrandir, le faire vibrer. L’amour nous fait comprendre que nous ne pouvons être heureux sans les autres. L’amour nous révèle que nous sommes faits pour la relation et que le dépassement de notre ego est source de joie. 

Mais l’amour comporte aussi de nombreux pièges et peut causer bien des blessures. La relation que nous entretenons enfant avec nos parents est déterminante. Elle conditionnera ensuite notre manière d’aimer. Si nous avons été aimés de manière excessive ou possessive, nous craindrons d’être dévorés par les autres. Dans toute relation de cœur, nous aurons peur de perdre notre liberté. À l’inverse, si nous avons été mal aimés ou si nos parents n’ont pas su trouver les mots et les gestes justes pour dire leur amour, alors nous manquerons de confiance en nous et dans les autres. Nous redouterons toujours d’être rejetés ou abandonnés et nous aurons du mal à nous engager. Nous reproduisons dans nos relations amoureuses le conditionnement affectif de notre petite enfance. Ces blessures du cœur peuvent guérir au fil de la vie, par une prise de conscience, des thérapies et des rencontres appropriées. Pour nombre d’êtres humains, une guérison du cœur est nécessaire pour pouvoir vivre des relations aimantes et harmonieuses. Si nous ne nous aimons pas nous-mêmes, si nous n’avons découvert de manière juste que nous étions aimables, nous aurons du mal à aimer de manière juste. Notre amour sera toujours dévié par la blessure de notre cœur et nous aimerons de manière trop possessive ou bien trop détachée, angoissée ou bien superficielle, voire perverse, si la blessure est profonde et inconsciente. 

Il existe donc de nombreux pièges de l’amour et la connaissance de soi est indispensable pour apprendre à aimer de manière libre et non conditionnée, de manière fluide, de manière vraie. De même nous faut-il apprendre à reconnaître les différents visages de l’amour et à ne pas tous les ramener à un seul : celui de la passion amoureuse. Bien des humains, en effet, identifient l’amour à la passion, au désir brûlant de l’autre, à la joie spontanée qui accompagne la naissance du sentiment amoureux. Or la passion amoureuse est souvent illusoire. Nous projetons sur l’autre nos attentes, nous retrouvons en lui inconsciemment une énergie qui nous évoque celle, bonne ou mauvaise, de l’un de nos parents. Bien souvent, nous allons idéaliser l’autre et le parer de qualités qu’il n’a pas. De même la passion – c’est ce qui la rend si intense et plaisante – repose sur le désir sexuel. Or celui-ci peut s’émousser avec le temps. Lorsque la joie diminue, lorsque le désir sexuel décroît, lorsque la passion se refroidit et que nous devenons plus conscients de qui est vraiment l’autre, beaucoup pensent que l’amour est fini. Si cette relation ne reposait que sur le désir et la passion, certes. Mais qu’en est-il de l’amitié qui peut relier aussi les amants ? De la tendresse profonde qui peut croître entre deux êtres au fil du temps qu’ils passent ensemble et des expériences partagées ? De cet amour de l’autre pour ce qu’il est, et non pas seulement pour ce qu’il m’apporte, et qui peut aussi grandir avec le temps ? De nombreuses formes d’amour peuvent cohabiter et il est précieux de les reconnaître pour permettre à la relation de se développer de manière vraie et harmonieuse. 

L’amour peut prendre bien d’autres formes. L’amour d’un paysage ou d’une œuvre d’art peut ouvrir notre cœur à des dimensions aussi vastes qu’une relation amoureuse. Notre cœur, peut s’émouvoir d’un rien : un sourire, une fleur qui éclot, un nuage dans le ciel, le regard d’un inconnu croisé dans la rue. Il ressent de la compassion pour tout être vivant. Il réprouve avec force toute forme de cruauté, non seulement envers les humains, mais aussi envers les bêtes, quelles qu’en soient les raisons. Il aime le monde, l’univers, la vie. »

« Lorsqu’il prend racine dans notre cœur, cet amour universel transforme notre façon d’être et de vivre. »

« L’amour ne rend pas coup pour coup, œil pour œil ou dent pour dent. L’amour nous apprend à pardonner plutôt qu’à nous venger, à consoler plutôt qu’à être consolé, à partager plutôt qu’à accumuler, à donner plutôt qu’à recevoir, à comprendre plutôt qu’à juger. Mais l’amour nous apprend aussi à corriger, à éduquer, à être juste, à recevoir, à accepter d’être consolé et soutenu. L’amour est un échange permanent entre le monde et nous. Un échange qui se fait le cœur grand ouvert. »

« L’amour nous lie sans nous attacher. L’amour nous engage sans nous enfermer. L’amour nous fait trembler sans nous mettre dans la crainte. L’amour nous fait pleurer sans refermer notre cœur. L’amour nous fait désirer sans posséder. L’amour nous enchaîne et nous rend libre. L’amour nous ancre et nous ouvre à l’univers entier. » 

 

*L’Âme du monde, Frédéric Lenoir, Deuxième partie – Chapitre 4 – extraits, édition de poche. Nil éditions, Paris, 2012 www.pocket.fr



L’art de vivre

La vraie liberté

« Il existe de nombreuses formes de prison ou de servitude. La plus subtile et la plus pernicieuse, celle que bien peu d’hommes considèrent et dénoncent, c’est la prison intérieure de l’homme esclave de lui-même. (…) Nous sommes tous plus ou moins prisonniers de nos peurs, de nos pulsions, de notre caractère, de nos habitudes, de nos émotions. La plupart de nos actions et de nos choix sont mus par ces tendances qui nous dominent. Esclaves de nous-mêmes, nous sommes les seuls à pouvoir nous libérer de cette prison intérieure. Travailles sur nous-mêmes, corriger nos réactions, modifier nos réflexes spontanés ou nos mauvaises habitudes demande effort et volonté. Mais c’est le prix à payer pour gagner notre liberté intérieure. 

Le commencement, c’est de tourner son regard vers soi-même et d’apprendre qui nous sommes, quels sont nos besoins, nos motivations, nos réactions, nos attirances et nos répulsions, nos habitudes, nos addictions, nos émotions les plus fortes et quelles en sont les causes. Des techniques thérapeutiques aident à se débarrasser de peurs ou de mauvaises habitudes. Les moyens de progresser et de se transformer sont abondants de nos jours. Mais encore faut-il vraiment vouloir changer. Or certains hommes se complaisent dans leur prison intérieure. Ils ont peur de la liberté et ne se donnent jamais les moyens de se transformer. Ils se sont habitués à vivre ainsi, derrière les barreaux de leur psyché, et le monde extérieur leur fait peur. Il arrive que certains esclaves, sitôt libérés, retournent dans leur ancienne servitude, ou que d’anciens prisonniers fassent tout pour revenir en prison. On rencontre aussi des personnes qui ne veulent surtout pas devenir libres. La carapace de leurs peurs et de leurs mauvaises habitudes les rassure. Contre cette servitude volontaire, il n’y a rien à faire, sinon espérer que la vie leur devienne trop insupportable et qu’ils décident enfin de se libérer de leurs chaînes».

Attachement & Détachement

« L’esclavage intérieur ne vient pas seulement de nos pulsions et de nos émotions, mais aussi de l’attachement que nous portons aux objets qui nous entourent. La dépendance à l’égard des choses matérielles est un des esclavages les plus répandus de nos jours. 

C’est ainsi qu’il faut concevoir notre relation aux personnes et aux choses : un juste équilibre entre attachement et détachement. Il est tout à fait naturel que nous nous attachions à ceux que nous aimons. Il n’y a pas d’amour sans attachement. Mais il nous faut aussi apprendre à cultiver l’esprit de détachement, qui nous rappelle que nul être ne nous appartient, que chaque personne suit sa propre destinée. Ne laissons jamais le poison mortel de la possessivité envahir notre âme. Si nous ressentons de la jalousie, ce qui est naturel, travaillons sur le détachement. Et acceptons l’idée de la séparation. Celui ou celle que nous aimons devra peut-être nous quitter ou mourir. Il nous faut donc apprendre à nous attacher de tout notre cœur aux êtres qui nous sont chers, tout en cultivant le détachement de l’esprit, qui crée une certaine distance avec nos émotions et nous rappelle sans cesse que tout est impermanent, éphémère, que nul ne nous appartient.  »

Pensées positives

« Soyez vigilants à toutes vos pensées. Elles sont aussi importantes que vos actions. Les pensées créent une énergie et expriment une intention. Cette énergie et cette intention ne sont jamais sans effet, tant à l’intérieur de vous-même, que dans l’univers. Une mauvaise pensée contre une personne, par exemple, a des répercussions, tant pour elle que pour vous-même. La personne peut être atteinte et blessée sans qu’aucun acte n’ait été posé, ni aucune parole prononcée. De même votre âme (esprit) sera assombrie par l’énergie négative produite par la pensée. À l’inverse, une pensée aimante et positive pourra aider une personne à distance et rendra votre âme (esprit) plus lumineuse. Les pensées que vous formulez à l’égard de vous-mêmes ou de votre vie ont les mêmes effets positifs ou négatifs. Plus vous « broyez du noir », et plus votre vie ira mal. Mais développez des pensées positives, optimistes, confiantes, et votre existence s’embellira, des événements heureux surgiront, des difficultés se résoudront. »

« Soyez donc vigilants à vos pensées et à vos paroles, mais efforcez-vous aussi d’avoir des actes et un mode de vie justes. Car bien des hommes ont des pensées justes et tiennent de bonnes paroles, mais ne parviennent pas à conformer leurs actions à leurs pensées et à leurs paroles. Il est plus facile d’être sage en esprit qu’en actes. Il n’y a sans doute rien de plus difficile que de mettre parfaitement en cohérence nos pensées, nos paroles et nos actes. Soyez donc vigilants et interrogez-vous sur votre manière de vivre : « Est-elle bonne, juste, équilibrée ? » Quelle place accordez-vous chaque jour aux nécessaires soins du corps et de l’âme ? Au partage avec les autres ?

Qualité d’attention

« Aucune expérience n’est profitable si elle n’est pas vécue avec attention dans l’instant présent. Les défauts d’attention entraînent des difficultés physiologiques, émotionnelles, et nous limitent dans notre développement. Vivre « ici et maintenant » réglera bien des problèmes physiques et émotionnels, mais ouvrira aussi vos cœurs, améliorera vos relations avec les autres, et vous fera vivre des expériences fortes. Car la qualité d’attention que nous mettons en œuvre se répercute sur les rythmes électriques du cerveau, ce qui a des répercussions sur tout l’organisme : tension musculaire, rythmes cardiaque et respiratoire…mais aussi perception, mémoire, bien-être. 

La qualité de notre présence au monde est déterminante pour tout notre équilibre émotionnel, psychologique et spirituel. » 

*L’Âme du monde, Frédéric Lenoir, Deuxième partie – Chapitre 3 et 6 – extraits, édition de poche. Nil éditions, Paris, 2012 www.pocket.fr



« La vie n’est pas absurde, elle a un sens profond. Il est capital de ne pas passer à côté
de ce précieux cadeau qu’est l’existence humaine. »